Debriefing sur ce premier morceau
Ma première vidéo et donc une bonne première expérience qui correspond exactement à ce que j’attendais. Chose rare, je n’ai jamais écouté ce morceau pour ne pas m’influencer car j’aimais la façon dont je le jouai et cela venait de ma période où j’avais décidé d’arrêter de jouer d’oreille. Je l’ai fait donc pour vérifier quand même si je ne m’était pas trompé d’une octave sur une partie, ce qui m’est déjà arrivé sur d’autres morceaux… et là je viens de remarquer que j’ai vu une barre de recommencement où il n’y en avait pas, ce qui fait en exclusivité, une version plus longue de ce morceau.
On pourrais devant la répétition citer Glenn Gould qui en parlant de l’impromptu n°2 opus 142 disait « qu’il respirait Schubert à chaque ligne » ce qui était bien évidemment cynique puisque tout le monde sait que le prince de la fugue et des variations détestait le principe de la répétition chez celui-ci ! Par ailleurs je découvre qu’il serait temps que j’apprenne à lire les indications de rythmes, car je pensais que je le jouai plus lentement que ce qui était prévu, alors que je dois être le plus rapide de toutes les versions que j’ai entendu ce soir ! Où je découvre aussi qu’un dièse mal interprété change un effet de style très propre à Mendelssohn.
Mais bon c’était le but, non ? Après la tronche… c’est l’inconvénient de la vidéo ;°)
Pourquoi j’aime Mendelssohn et particulièrment ce morceau
Ce que j’aime chez Mendelssohn c’est cette lumière calme, cette vibration proche du bonheur exactement ce qu’on lui a souvent reproché (de n’être qu’un bourgeois lisse sans relief). Il y a un côté de Mozart dans certaines partie du morceau que j’apprécie particulièrement. Mendelssohn est pour moi une certaine vision de la perfection que réunis beaucoup de valeurs personnelles et morales. Cette musique à la résultante de cette valeur. J’aime aussi chez le personnage ce qu’il n’a pas hésité à mettre en péril à l’époque et la seule chose qu’il avait construit tout seul, sa réputation de grand compositeur, en protégeant les oeuvres d’un des membres de sa famille. Pour moi, même si certains le considère comme un compositeur mineur, c’était un grand homme, et sa musique de celle qui ouvre le coeur et nous tire vers le haut nos meilleurs sentiments.
Ce que je devrai travailler
Après ce morceau je me rend compte que la différence de toucher entre un Samick droit et un piano numérique est de taille. Le touché étant beaucoup plus lourd sur un piano numérique, on se fatigue plus vite et il est plus difficile d’avoir un jeu égal. Un gros travail de remise à niveau au niveau de la musculation des doigts (que certains apellent des gammes). Par ailleurs j’attacherai plus d’importance à la lecture de la partition et la vérification de l’exactitude de ce que je joue. Enfin travailler les passages difficiles de façon à ce qu’ils s’éclaircissent et qu’il n’y ai pas de zone d’ombre dans un morceau… Mais que vais-je présenter la semaine prochaine ???? Vous n’êtes pas encore près de voir des oeuvres de forte virtuosité à ce rythme…
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